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Santé

Santé de demain : la Nouvelle-Aquitaine met en lumière ses solutions concrètes

La Région Nouvelle-Aquitaine publie un nouveau cahier des solutions dédié à la santé de demain, mettant en avant des initiatives concrètes pour répondre aux défis sanitaires, environnementaux et sociaux à l’échelle des territoires.

Inscrit dans l’approche « Une seule santé », ce document souligne l’interdépendance entre santé humaine, animale et environnementale, et positionne la santé comme un levier central de transformation économique. Il valorise des projets innovants contribuant à améliorer la prévention, l’accès aux soins, la qualité de vie et la résilience des organisations et des territoires. Structuré autour de cinq axes (surveiller, préserver, informer, innover, comprendre), le cahier fournit des pistes concrètes d’action pour les acteurs économiques.

La situation des risques en santé en Nouvelle-Aquitaine

Une montée des risques sanitaires liés aux zoonoses et aux vecteurs

  • La région est fortement exposée à plusieurs zoonoses (grippe aviaire, tuberculose bovine, leptospirose).
  • Elle concentre par exemple près de 70 % des foyers français de tuberculose bovine.
  • Les maladies vectorielles progressent (Lyme, dengue, chikungunya, West Nile), en lien avec l’extension des vecteurs comme le moustique tigre.

Ces risques sont à la fois sanitaires et économiques, notamment pour les filières agricoles.

Des pressions environnementales croissantes sur la santé

  • Les facteurs environnementaux (pollution de l’air, de l’eau, des sols) contribuent à l’augmentation de maladies chroniques (cancers, maladies respiratoires, cardiovasculaires…).
  • Les pratiques agricoles et industrielles exposent particulièrement certains publics (ex. agriculteurs).

La santé dépend de plus en plus des conditions environnementales.

L’impact majeur des micropolluants

  • Les micropolluants (pesticides, résidus médicamenteux, plastiques, PFAS…) sont : persistants, toxiques même à faible dose et accumulés dans la chaîne alimentaire
  • Ils affectent la santé humaine (cancers, perturbations endocriniennes) et les écosystèmes (biodiversité, milieux aquatiques)

Plusieurs nappes phréatiques régionales sont déjà en mauvais état chimique.

Le changement climatique comme facteur aggravant

  • Réchauffement attendu jusqu’à +4,1°C en Nouvelle-Aquitaine.
  • Impacts multiples : aggravation des maladies respiratoires et allergiques ; extension des vecteurs (moustiques, tiques) ; multiplication des épisodes extrêmes (canicules…)

Le climat agit comme un multiplicateur de risques sanitaires.

Des exemples inspirants

  • Innovation en e-santé et living labs : la région soutient des dispositifs comme des plateformes d’expérimentation (living labs) permettant aux entreprises de tester des solutions digitales de santé avec les usagers et les professionnels, accélérant ainsi l’innovation et la mise sur le marché.
  • Dynamiques de filière et relocalisation : des initiatives industrielles visent à sécuriser et relocaliser la production de produits de santé (biotech, dispositifs médicaux), créant des opportunités de développement économique tout en renforçant la souveraineté sanitaire.

Plan régional Santé Environnement Nouvelle-Aquitaine 2024-2028 : une réponse aux nouveaux enjeux de santé d’aujourd’hui et de demain

Le plan régional santé environnement 4 (PRSE) décline le plan national santé environnement 4 (PNSE) en l’adaptant aux problématiques santé environnement de Nouvelle-Aquitaine, avec la démarche « Une seule santé » (One Health) comme fil conducteur du PRSE 4.

Comment agir en tant qu’entreprise ?

Améliorer les conditions de santé et sécurité au travail

Etat des lieux en Nouvelle-Aquitaine : 54 000 accidents de travail avec arrêts en 2023 recensés en Nouvelle-Aquitaine ; 49 000 maladies professionnelles avec ou sans arrêt en 2022.

Bonnes pratiques recommandées :

L’entreprise a une politique de santé et de sécurité au travail auprès de l’ensemble des salariés et des personnes intervenant dans le cadre de ses activités.

  1. Procéder à une évaluation des risques professionnels.
  2. Mettre en place une démarche de prévention des risques professionnels en impliquant tous les acteurs concernés et adapter les postes de travail
  3. Mieux intégrer les salariés vivant avec une maladie chronique (diabète, cancer, pathologies mentales, cardiaques, VIH, etc) ou un handicap ;
  4. Encourager l'activité physique de ses collaborateurs ;
  5. Tenir compte des risques climatiques (canicule notamment) dans la politique de santé et sécurité au travail

Agir pour l’amélioration de la qualité de l’air favorable à la santé

Le cadre réglementaire en vigueur concernant les pollutions

La législation française encadre strictement les émissions polluantes des entreprises. Le Code de l’environnement fixe des seuils d’émission pour diverses substances nocives, telles que les particules fines, les oxydes d’azote ou le dioxyde de soufre. Ces normes s’appliquent particulièrement aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), qui font l’objet d’un contrôle rigoureux par les services de l’État.

Au niveau européen, la directive 2010/75/UE relative aux émissions industrielles impose l’utilisation des meilleures techniques disponibles (MTD) pour réduire la pollution atmosphérique. Les entreprises doivent se conformer aux documents de référence sectoriels (BREF) qui définissent ces techniques et les niveaux d’émission associés.

Les obligations de surveillance et de déclaration

Les entreprises ont l’obligation de mettre en place un système de surveillance continue de leurs émissions atmosphériques. Elles doivent effectuer des mesures régulières et transmettre les résultats aux autorités compétentes. La déclaration annuelle des émissions polluantes (GEREP) est obligatoire pour les installations soumises à autorisation ou à enregistrement.

En cas de dépassement des seuils réglementaires, les entreprises sont tenues d’en informer immédiatement l’administration et de prendre les mesures nécessaires pour revenir à une situation conforme. Le non-respect de ces obligations peut entraîner des sanctions administratives et pénales, allant de l’amende à la fermeture temporaire ou définitive de l’installation.

Bonnes pratiques recommandées :

  • Evaluer la qualité de l’air intérieur
  • Renforcer la ventilation des bâtiments
  • Intégrer des clauses techniques encourageant la qualité de l’air intérieur favorable à la santé : matériaux biosourcés, certifications matériaux bas carbone
  • S’appuyer sur le référentiel Démarche Quartier et bâtiments Durables en Nouvelle Aquitaine

Réduire l’exposition des travailleurs et des consommateurs aux perturbateurs endocriniens

Un perturbateur endocrinien (PE) est, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une substance chimique d’origine naturelle ou synthétique, étrangère à l’organisme et susceptible d’interférer avec le fonctionnement du système endocrinien, c’est-à-dire des cellules et organes impliqués dans la production des hormones et leur action sur les cellules dites « cibles » via des récepteurs. Bisphénol A, phtalates, parabènes… de nombreux produits tels que les détergents, matières plastiques, textiles et peintures contiennent des substances chimiques soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens. Ils ont des effets néfastes sur l’environnement et sur la santé humaine.

Bonnes pratiques recommandées

La prévention des risques liés aux perturbateurs endocriniens doit être intégrée dans une approche globale d'évaluation et de prévention des risques chimiques et biologiques.

  1. Evaluer les niveaux d'exposition professionnelle aux agents chimiques et biologiques par situation de travail
  2. Adopter une démarche de prévention des risques chimiques et biologiques.
  3. Rechercher des alternatives techniques, organisationnelles, matériaux
  4. Protégrer (ventilation, systèmes fermés, EPI…) L'objectif est de supprimer les polluants chimiques les plus nocifs et limiter les expositions dans la durée au niveau le plus bas possible pour ses travailleurs par la mise en œuvre de moyens de protection collective et individuelle adaptés, en particulier les femmes enceintes ou allaitantes.

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